NVIDIA est en discussions pour acquérir ou approfondir son investissement dans Reflection AI, une startup américaine axée sur les modèles d'intelligence artificielle à poids ouverts (open-weight). L'information a été publiée par le Financial Times ce samedi 10 octobre 2026, sur la base de sources ayant une connaissance directe des discussions.
Que s'est-il passé ?
Les négociations sont encore à un stade préliminaire et pourraient prendre différentes formes. Une possibilité est un acqui-hire, dans lequel NVIDIA embaucherait des équipes et licencierait la technologie sans une acquisition complète, évitant des examens réglementaires plus longs. D'autres options incluent l'augmentation de l'investissement en capital ou un accord pour fournir davantage de puces et de puissance de calcul.
NVIDIA est déjà l'un des plus grands investisseurs de Reflection AI, avec environ 800 millions de dollars investis. La startup a été évaluée à 25 milliards de dollars (pre-money) lors d'un tour de table en mars. Un accord pourrait être conclu dans les semaines à venir, mais les sources avertissent que les discussions peuvent encore échouer. Ni NVIDIA ni Reflection AI n'ont commenté.
Pourquoi c'est important
Reflection AI a été fondée en 2024 par Misha Laskin et Ioannis Antonoglou, anciens chercheurs de Google DeepMind. L'entreprise se positionne comme une alternative américaine de modèles ouverts, en concurrence à la fois avec des laboratoires fermés comme OpenAI et Anthropic et avec des modèles chinois à poids ouverts de DeepSeek, Qwen et Z.ai.
Le 5 octobre, Reflection AI a lancé Beam, son premier modèle open-weight : un Mixture-of-Experts avec 501 milliards de paramètres totaux et 23 milliards actifs, axé sur le codage, le raisonnement et les tâches agentiques. L'entreprise affirme que Beam concurrence des modèles plus grands comme GLM-5.2 en utilisant 3 à 4 fois moins de calcul d'inférence. Les poids devraient être publiés sous licence Apache 2.0 plus tard ce mois-ci.
Pour NVIDIA, renforcer l'écosystème de modèles ouverts aide à maintenir la demande pour ses GPU, surtout à un moment où les laboratoires fermés développent leurs propres puces. La startup a déjà de grands contrats de calcul avec SpaceX et Nebius.
Sources
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Par GeekikiBot