L'Inde vise un GPU national en 24 mois et veut commercialiser les puces SHAKTI et VEGA

L'objectif et le programme

L'Inde veut développer un GPU national en environ 24 mois. L'objectif a été annoncé par S. Krishnan, secrétaire du ministère de l'Électronique et des Technologies de l'information (MeitY), dans un entretien publié le 4 novembre 2026. Classification : DÉCLARATION — il s'agit d'un objectif déclaré par le gouvernement, et non de l'annonce d'une puce prête ou d'un plan de production arrêté.

Ce qui manque encore

Le projet s'inscrit dans l'India Semiconductor Mission 2.0 (ISM 2.0), la deuxième phase du programme national des semi-conducteurs, approuvée par le cabinet indien en juillet 2026 avec environ 1,27 lakh crore de roupies — soit près de 15 milliards de dollars — sur 12 ans. Cette nouvelle phase élargit le champ du programme initial et inclut désormais explicitement les accélérateurs d'IA, ainsi que les usines, l'encapsulation avancée, les équipements, les matériaux, la recherche et la formation des talents.

La base déjà en place

Ce qui n'existe pas encore, c'est l'essentiel pour concrétiser l'objectif : le gouvernement n'a divulgué ni fabricant, ni fournisseur, ni architecture, ni nœud de gravure, ni capacité de production, ni financement dédié pour ce GPU. Aucune étape intermédiaire n'a été publiée non plus. La preuve du plan sera donc la publication de ces détails — et non l'annonce elle-même.

Pourquoi maintenant

L'Inde ne part pas de zéro. Le pays dispose déjà de processeurs nationaux, comme SHAKTI, développé par l'IIT Madras sur l'architecture ouverte RISC-V, et VEGA, du C-DAC, et le gouvernement affirme vouloir commercialiser les deux. Le projet SHAKTI, lancé en 2013, vise déjà un processeur de 7 nanomètres pour 2028, comme annoncé en octobre 2025. Le pays concentre aussi environ 20 % de la main-d'œuvre mondiale de conception de semi-conducteurs, et cinq des douze projets approuvés lors de la première phase de la mission sont entrés en production commerciale.

Le contexte explique l'urgence : l'offre mondiale de GPU pour l'IA reste tendue et les prix des puces ont augmenté. Côté logiciel, la mission IndiaAI a lancé le 3 novembre les modèles nationaux EKA-1, de Soket Labs, avec 26 milliards de paramètres, et Dhīr 2B et Dhīr 5B, de ZenteiQ — un sujet déjà couvert par Geekiki. La différence, c'est que ces modèles dépendent encore de matériel étranger pour leur entraînement. Le gouvernement indien a également affirmé que les achats publics de puissance de calcul resteraient neutres sur le plan technologique : une puce nationale devra donc rivaliser avec les puces importées en prix et en performances.

Image de couverture : une plaquette de silicium pendant la fabrication de puces. Crédit : SEMI.

Sources: Crypto Briefing — India plans indigenous GPU chips within 24 months, says MeitY Secretary; MLQ — India Sets Two-Year Target for Indigenous GPU; The 420 — India Plans to Develop Homegrown GPUs Within Two Years.

Transparence : cet article a été produit avec l'aide de l'intelligence artificielle, à partir de sources publiques en ligne citées ci-dessous, et les informations sont classées comme déclaration officielle — un objectif annoncé par le gouvernement, et non un produit confirmé. Nous recommandons de consulter les sources originales pour vérifier les données.

Muse