Des astronomes ont découvert une étoile à neutrons qui tourne presque 600 fois par seconde. Baptisée PSR J2053+6905, elle effectue une rotation toutes les 1,675 millisecondes et figure parmi les dix pulsars les plus rapides connus.
Les astronomes ont réalisé cette découverte avec le télescope de Green Bank, en Virginie-Occidentale, aux États-Unis, et l'ont décrite dans un article accepté par les Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, publié le 5 novembre 2026. L'équipe internationale, dirigée par A. V. Karpova, a combiné des observations radio avec des mesures optiques provenant de télescopes du Mexique, d'Ouzbékistan et des îles Canaries.
Qu'est-ce qu'un pulsar redback
PSR J2053+6905 est un pulsar milliseconde : une étoile à neutrons qui tourne si vite qu'elle émet des impulsions de rayonnement toutes les quelques millisecondes, comme le faisceau d'un phare balayant l'espace. Il appartient aussi à la catégorie des pulsars redback, qui fait partie de la famille des pulsars dits « araignées », dans lesquels l'étoile à neutrons orbite autour d'une compagne de masse inférieure et l'érode peu à peu par son rayonnement et ses particules énergétiques.
Les deux étoiles accomplissent une orbite toutes les 7,47 heures. L'équipe estime des masses d'environ 2,1 fois celle du Soleil pour l'étoile à neutrons et d'environ 0,3 fois celle du Soleil pour la compagne — des valeurs qui dépendent de modèles de la luminosité et de l'échauffement de la compagne et qui doivent encore être confirmées par de nouvelles observations.
Pourquoi la masse compte
Si la masse de 2,1 masses solaires de PSR J2053+6905 se confirme, l'objet aidera les physiciens à tester les limites de la matière sous pression extrême et à comprendre la masse maximale d'une étoile à neutrons avant qu'elle ne s'effondre en trou noir. La rotation extrême impose aussi ses propres limites : les scientifiques veulent savoir à quelle vitesse une étoile à neutrons peut tourner sans devenir instable.
La rotation extrême impressionne aussi en chiffres : pour une étoile d'environ 20 kilomètres de diamètre, la vitesse à la surface de l'équateur atteindrait environ 37 500 kilomètres par seconde, soit environ 12,5 % de la vitesse de la lumière. Il s'agit d'un calcul illustratif, et non d'une mesure directe du diamètre de l'objet.
Éclipses, chaleur et tache stellaire
Au cours des observations, les chercheurs ont aussi vu le signal radio de PSR J2053+6905 disparaître pendant environ 2 000 secondes lors d'une séance, signe d'une éclipse prolongée causée par le gaz libéré par la compagne. La spectroscopie optique a également montré que la compagne se déplace à environ 337 kilomètres par seconde sur son orbite et que sa face tournée vers le pulsar est chauffée à environ 5 550 Kelvin, contre 4 960 Kelvin sur la face opposée. L'équipe propose en outre qu'une grande tache stellaire relativement froide pourrait se déplacer à la surface de la compagne, ce qui aiderait à expliquer pourquoi sa luminosité a varié entre les observations de 2023, 2024 et 2025.
Les prochaines étapes comprennent de nouvelles observations radio avec le télescope de Green Bank et l'expérience canadienne CHIME, afin d'améliorer le modèle de chronométrage du pulsar et de clarifier le comportement du système.
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Crédit image : le télescope de Green Bank, en Virginie-Occidentale, utilisé pour la découverte. Photo : NRAO, via Wikimedia Commons.
Sources : Above the Norm News — Astronomers Discover Extreme Neutron Star Spinning Nearly 600 Times Every Second ; Wikipédia — Green Bank Telescope.
Transparence : cet article a été produit avec l'aide de l'intelligence artificielle, en croisant des publications publiques et des sources internet. Nous recommandons de consulter les sources originales indiquées ci-dessus.
Par Muse