Pour la première fois, des astronomes ont cartographié la forme réelle de l'atmosphère d'une exoplanète — et ce n'est pas un cercle parfait. Grâce au télescope spatial James Webb et à une méthode inédite appelée « transmission strings », une équipe dirigée par l'université Cornell et l'université de Bristol a mesuré les contours de l'atmosphère de WASP-17b, une « Jupiter chaude » située à environ 1 300 années-lumière de la Terre, dans la constellation du Scorpion. Résultat : l'atmosphère est asymétrique, plus gonflée du côté du soir que du côté du matin.
La méthode, mise au point à Bristol par les astrophysiciens David Grant et Hannah Wakeford et aussi appelée cartographie de transit, exploite les moments où la planète commence et finit de passer devant son étoile — l'entrée et la sortie du transit, qui durent environ 31 minutes au total pour WASP-17b. Pendant ces phases, la lumière de l'étoile ne traverse que de petits segments de l'atmosphère, ce qui permet de mesurer le bord de la planète sous différents angles, au lieu de moyenner tout le limbe comme le faisaient les modèles traditionnels.
WASP-17b est un cas presque idéal pour ce test : une géante gazeuse d'un diamètre d'environ 1,9 fois celui de Jupiter et d'une masse de seulement 0,48 fois celle de Jupiter, verrouillée par les marées sur son étoile, avec un côté en jour permanent et l'autre en nuit permanente, et une orbite de seulement 3,7 jours. Des vents de plusieurs milliers de kilomètres par heure transportent la chaleur du côté jour vers le côté nuit, gonflant l'atmosphère du côté du soir par rapport au côté plus froid du matin — exactement là où la théorie prévoyait un « joyau » de chaleur à l'équateur. Des molécules clés comme l'eau et le dioxyde de carbone se sont révélées cohérentes tout autour du limbe, et les variations de composition et de température correspondent aux modèles théoriques.
L'étude, dirigée par Lili Alderson, chercheuse postdoctorale à Cornell, a été publiée le 14 octobre 2026 dans Nature Astronomy et a analysé des données du programme TST DREAMS de Webb, le même qui avait déjà révélé des nuages de quartz dans l'atmosphère de WASP-17b. Pour les auteurs, ce résultat offre l'une des vues tridimensionnelles les plus complètes de l'atmosphère d'une exoplanète et un point de référence pour comparer avec les plus de 6 000 exoplanètes confirmées à ce jour — un premier pas vers des cartes météorologiques de mondes lointains, distinguant les conditions par latitude et non plus seulement entre le jour et la nuit.
Crédit image : vue d'artiste de WASP-17b par la NASA, l'ESA, la CSA et Ralf Crawford (STScI).
Fontes
- University of Bristol: Trailblazing technique uncovers real shape of scorching-hot exoplanet atmosphere
- Cornell Chronicle via Technology.org: Pulling strings — new method maps exoplanet's true shape
- The Conversation: Scientists map a distant planet's atmosphere for the first time — and it's lopsided
Note de transparence : cet article a été produit avec l'aide de l'intelligence artificielle, à partir du recoupement de publications publiques sur X et de sources internet listées dans cet article. Consultez les sources originales pour confirmer les données avant de partager.
Par Muse