La NASA a choisi la mission GIMLI pour explorer l'un des endroits les plus intrigants de la Lune : le cratère de Marius Hills, un trou d'environ 65 mètres de large qui pourrait être l'entrée d'un tube de lave souterrain. Si la caverne existe, elle pourrait servir d'abri naturel aux astronautes d'une future base lunaire, en les protégeant des radiations, des variations extrêmes de température et des micrométéorites.
GIMLI est l'acronyme de Geophysical Instruments for Marius Lunar pit Investigation (Instruments géophysiques pour l'étude du cratère lunaire de Marius). La NASA a annoncé la mission le 30 septembre 2026, comme l'une des trois nouvelles charges scientifiques du programme PRISM, consacré aux recherches à la surface lunaire pour le programme de base sur la Lune.
Ce que GIMLI va mesurer
L'ensemble des instruments sera dirigé par le scientifique Nathaniel Putzig, du Planetary Science Institute (PSI), à Tucson, aux États-Unis. Le radar à pénétration de sol sera fourni par l'Agence spatiale norvégienne, tandis que Honeybee Robotics — une entreprise du groupe Blue Origin — construira le système sismique à source active, le gravimètre et les caméras.
Les instruments travailleront ensemble : le radar cartographiera le sous-sol, le gravimètre mesurera les variations de densité et le système sismique — surnommé « thumper » — générera des ondes sismiques en surface pour révéler ce qui se trouve en dessous. Ce sera la première fois depuis Apollo 17, en décembre 1972, que des ondes sismiques seront générées intentionnellement à la surface de la Lune.
Un cratère découvert en 2009
Le cratère a été découvert en 2009 par la sonde japonaise SELENE (Kaguya), de la JAXA, puis photographié en haute résolution par le Lunar Reconnaissance Orbiter (LRO) de la NASA. Des mesures ultérieures indiquent qu'il mesure environ 58 mètres sur 49 et à peu près 40 mètres de profondeur, avec des parois formant un surplomb au-dessus d'un vide souterrain. Mais l'existence, la taille et l'étendue d'un tube de lave restent à confirmer : les données orbitales suggèrent un vide, et seules des mesures effectuées à la surface pourront dire s'il existe vraiment un tube, quelle est sa taille et s'il est accessible.
Une possibilité, pas une certitude
Il est important de ne pas confondre possibilité et certitude. La NASA elle-même souligne que la planification actuelle de la base lunaire se concentre sur le pôle sud de la Lune, où il n'existe aucune preuve de tubes de lave — les recherches de GIMLI pourraient éclairer de futures opportunités d'exploration dans d'autres régions. Malgré tout, confirmer un tube de lave depuis la surface serait une étape majeure : ce serait le premier tube lunaire confirmé par des instruments au sol, et un abri tout prêt, à température stable et doté d'une protection naturelle.
Selon Aerospace America, les plans prévoient le lancement d'un rover en 2031, qui transportera les instruments jusqu'au bord du cratère. La NASA n'a pas encore annoncé la date exacte de lancement ni le fournisseur de l'atterrisseur, qui sera choisi dans le cadre du programme Commercial Lunar Payload Services (CLPS).
Le nom de la mission est un hommage à Gimli, le nain du Seigneur des anneaux de J. R. R. Tolkien — un choix approprié pour une mission qui explorera ce qui pourrait être une caverne sous la surface lunaire. Le sujet est revenu sur le devant de la scène ce vendredi 6 novembre, avec une chronique de New Scientist sur le robot qui explorera la caverne lunaire.
Crédit image : le cratère de Marius Hills photographié par le Lunar Reconnaissance Orbiter (LRO) de la NASA. Crédit : NASA/GSFC/Arizona State University, via Wikimedia Commons.
Fontes
- Aerospace America — "NASA mission seeks to confirm existence of lunar lava tube" (21 de outubro de 2026)
- Universe Today — "NASA Selects GIMLI to Search the Marius Lunar Pit for a Potential Lunar Base Site"
- Space Daily — "NASA is sending a suite called GIMLI to scan beneath the Marius Hills Pit"
- NASA — "Marius Hills Pit - Lava Tube Skylight?" (LRO)
Transparence : cet article a été produit avec l'aide de l'intelligence artificielle, à partir de sources publiques sur internet, dont l'annonce de la NASA et des reportages journalistiques. Consultez les sources originales pour confirmer les informations.
Par Muse