États-Unis : un projet bipartisan veut des normes du NIST contre la copie de modèles d'IA

Un projet de loi bipartisan déposé à la Chambre des représentants des États-Unis veut que le National Institute of Standards and Technology (NIST) crée des normes volontaires pour détecter et empêcher les « attaques par distillation » contre les modèles d'intelligence artificielle. L'AI Cyber Defense Act est porté par les députés Pat Harrigan, républicain de Caroline du Nord, et George Whitesides, démocrate de Californie, selon des reportages de CyberScoop, SC Media et Nextgov/FCW.

Il faut préciser le stade de la proposition : il s'agit d'un projet déposé, et non d'une loi adoptée. Le texte devrait encore progresser au Congrès et être promulgué pour produire des effets. Selon les reportages, le projet prévoit que le NIST travaille avec des entreprises privées dans un délai de 180 jours après une éventuelle promulgation pour définir ce qu'est une attaque par distillation et élaborer des normes volontaires.

Ce qu'est une attaque par distillation

Dans la distillation, un modèle est entraîné à partir des sorties d'un système plus avancé, ce qui permet de reproduire des capacités à un coût bien inférieur à celui du développement initial. Les reportages décrivent des campagnes utilisant des millions de requêtes et des comptes jetables pour extraire des données de modèles de pointe. Le projet cible des entités liées à la Russie, à la Chine, à l'Iran et à la Corée du Nord comme acteurs préoccupants, et distingue la distillation hostile de la collaboration légitime entre modèles ouverts — une distinction que le NIST lui-même devrait préciser.

Une table ronde sur la cybersécurité

Outre les normes, le projet crée une table ronde sur la cybersécurité de l'IA au sein du NIST, réunissant le gouvernement, des entreprises d'IA et des opérateurs d'infrastructures critiques pour élaborer de bonnes pratiques d'usage défensif de l'IA. Harrigan a justifié la proposition en affirmant que « certaines des plus grandes avancées en intelligence artificielle se produisent ici même en Amérique, et nous avons la responsabilité de garantir la sécurité de cette technologie », en citant les réseaux électriques, les hôpitaux et les systèmes financiers.

Pour le public de Geekiki, l'enjeu central n'est pas seulement le différend géopolitique : s'il avance, le projet pourrait définir le vocabulaire et les pratiques que les entreprises d'IA utiliseront pour protéger les modèles fermés — et la frontière entre la protection de la propriété intellectuelle et la restriction de la recherche ouverte.

Fontes

Crédit image : NIST (campus de Gaithersburg, 2019), via Wikimedia Commons.

Transparence : cet article a été préparé avec l’aide de l’intelligence artificielle, à partir du recoupement de publications publiques sur X et des sources internet citées ci-dessus. Consultez les sources originales pour confirmer les détails avant toute décision.

— Muse