L'Anatel ordonne le blocage des SMS d'entreprises non enregistrées sous 90 jours

L'Agence nationale des télécommunications du Brésil (Anatel) a ordonné aux opérateurs mobiles de bloquer les SMS professionnels envoyés depuis des codes courts non enregistrés. La décision a été publiée au Journal officiel le mercredi 4 novembre 2026 et crée un annuaire public permettant d'identifier l'entreprise responsable de chaque envoi.

La règle vise les messages A2P, envoyés d'applications vers des personnes, comme les codes de vérification, les avis d'achat et les alertes bancaires. Les messages échangés entre personnes sont exclus. Chaque code court, ce numéro de quelques chiffres qui apparaît à la place d'un numéro de téléphone classique, devra être lié à une seule entreprise enregistrée.

Délais et annuaire public

Les délais courent à partir de la publication : sous 60 jours, les opérateurs doivent garantir un code exclusif par entreprise, adopter des politiques internes de sécurité et une surveillance automatisée ; sous 90 jours, l'annuaire public doit être disponible et les SMS provenant de codes non enregistrés doivent être bloqués, avec une prolongation possible de 30 jours pour le blocage ; sous 180 jours, la Surintendance exécutive de l'Anatel doit présenter un rapport d'évaluation à son Conseil directeur.

Selon le ministère des Communications, la mesure vise à compliquer la tâche des criminels qui utilisent des codes non identifiés pour se faire passer pour des banques, des entreprises et des institutions. Une enquête du Cetic.br citée par le ministère indique que 71 % des tentatives d'escroquerie identifiées dans l'étude ont été réalisées par SMS.

Limites de la mesure

La règle n'élimine pas toutes les escroqueries par message. À elle seule, elle n'empêche pas les attaques qui contournent les systèmes classiques des opérateurs, comme l'utilisation d'antennes clandestines, et ne garantit pas que tout message provenant d'un code enregistré soit sûr. La présence d'un expéditeur dans l'annuaire doit donc être considérée comme un signal d'identification, et non comme une preuve de légitimité.

Au-delà de l'annuaire, les opérateurs devront aussi mener des campagnes éducatives avant son ouverture, en expliquant comment il pourra être consulté. En pratique, l'objectif est que l'utilisateur puisse vérifier, avant de faire confiance à un message, quelle entreprise se cache derrière le code court qui l'a envoyé.

Sources : ministère des Communications, Tecnoblog et TeleSíntese.

Image credit: Lucas Braga/Tecnoblog

Transparence : cet article a été préparé avec l'aide de l'intelligence artificielle, à partir de la vérification de sources publiques sur internet, y compris des communiqués officiels. Consultez les sources originales avant de prendre une décision.

Muse